OS en commun avec Booky.


IMPORTANT, avant de lire :


Je voudrais m'excuser.
Je veux m'excuser, platement, auprès de Booky. Ça va faire quelques mois que j'aurais dû remettre, et déjà écrire, cet OS.
Je veux m'excuser, car ma chère Booky a attendu très patiemment que je le créer, que je l'écrive et que je le poste. Que je daigne le poster.
Je suis pitoyable.
Il n'y a pas d'autres mots et j'ai honte, très honte de l'avoir fait attendre comme cela.
Châtie-moi, Booky.
Je suis une personne vraiment et véritablement... méchante. J'ai fait n'importe quoi. Et les mots « méchante » et « pitoyable » sont assez faibles pour me décrire !
Je suis sincèrement désolée, Booky.
Tu es certainement trop gentille avec moi. Et devant des personnes comme je le suis, il ne le faut pas.
 
Si tu savais à quel point je t'adore.
LittlePear.
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 OS En Commun Avec Booky.

Never Forget.
OS en commun avec Booky.
 
 
Riche, belle, populaire, intelligente, voici les mots qui décrivaient Suzanne. C'était une belle poupée de porcelaine aux longs cheveux blonds et longs, descendants, tel une cascade, son dos et s'étalant majestueusement sur ses épaules. Ses yeux brillaient comme des pierres précieuses, colorés d'un vert éclatant, donnant l'air sauvage, indomptable... Ces deux émeraudes étaient incrustées dans un visage d'une peau légèrement bronzée couvrant un corps élancé et efflanqué. C'était une fille remarquable, chaleureuse, d'une grande gentillesse, le ton qu'elle prenait quand elle s'adressait à quelqu'un était toujours amical et doux, comme si chacun avait été son égal.
 
On le disait, quand on la voyait, elle était belle, elle était splendide... elle était juste parfaite.
Mais nous allons nous intéresser à un passage de sa petite vie, qui alors était tranquille, mais qui fut bousculée, assez violemment par une découverte étrange.
 
Lors d'un week-end qui se célébrait avec le déplacement d'une fête foraine qui s'installait dans la ville durant ces deux jours. Elle profitait du temps libre des familles qui s'amoncelaient devant les attractions.
 
Étant lycéenne, Suzanne travaillait le samedi matin. Elle Rejoignait son dernier cours, entourée de ses deux amies : l'espiègle Alison et la craintive Sarah. Elles étaient amies depuis la dernière année du collège et étant très soudés, elles ne se quittaient plus. Elles se partageaient tout, sortaient le plus souvent ensemble, elles s'appelaient tout le temps, même pour des choses futilement quelconque. Être ensemble était vital.
 
Ce jour-là, elles s'assirent au plus proche, soupirant face à ce dernier cours de la journée.
 
 - J'ai hâte de sortir d'ici ! S'écria Alison en frétillant sur sa chaise. Ce soir, mes parents m'emmènent au restaurant pour aller rencontrer la fiancée de mon grand-frère ! Ils m'ont dit qu'elle était pétée de tunes et qu'elle était gérante d'un magasin que maquillage... !
 
 - Il n'y a que ça qui t'intéresse ? marmonna Suzanne en levant les yeux au ciel.
 
 - C'est la fiancée de ton frère, quand même ! Ils se marieront peut-être ! ajouta Sarah.
 
- Et ? Moi aussi, je vais me marier. Tôt ou tard.
 
Suzanne aperçut Alison faire un clin d'½il à Sarah qui sursauta sur sa chaise et détourna la tête, les joues rouges. Elle éclata de rire face à cette scène  jusqu'à ce que la prof l'interrompe assez brusquement :
 
- Silence ! Tonna-t-elle en anglais.
 
Elle tendit un paquet de feuilles à une élève qui s'empressa de les distribuer.
 
- Ah ! Suzanne, il faut qu'on s'appelle tout à l'heure. J'ai un truc super important à te dire.
 
L'adolescente hocha la tête, curieuse de savoir ce que son amie voulait lui dire. Elle n'eut pas le temps de poser la moindre question, le cours commençait.
 
 
Une fois rentrée chez elle, Suzanne appela directement Alison. Comme celle-ci avait refusé de révéler quoique ce soit sur le chemin du retour ou tout simplement attendre lundi, elle avait opté pour une conversation téléphonique.
 
- Re ! Salua Alison d'une voix vive.
 
- C'est quoi ton truc, hyyyyper important ?
 
- Demain, je vais au centre commercial. Je vais acheter quelque chose de très spécial !
 
Surprise par cette annonce, Suzanne rougit. Alison voulait-elle acheter quelque chose pour elle ? Pour son anniversaire qu'elle fêtait le lendemain ? Quelle générosité !
 
- Je suis sûre que ça va lui plaire ! Je t'appelle sans tarder, car c'est toi qui vas choisir ce cadeau !
 
En plus, elle jouait le jeu !
 
 - Merci, Alison.
 
- Eh ? C'est normal, tu sais ! On va à la fête foraine, demain soir ?
 
- Oui, bonne idée... ah, et puis, arrête d'épuiser mon forfait pour quelque chose d'aussi futile ! Parler avec sa bouche et en face d'une personne, c'est mille fois mieux et ça ne coûte pas chère !
 
Elles se quittèrent rapidement. Contente d'être aussi importante aux yeux de son amie, Suzanne descendit au salon où elle trouva sa mère assise dans le canapé, bras croisés, regardant une série policière à la télévision.
 
- Coucou maman. Dis, je voulais te demander si je pouvais sortir avec les copains pour aller à la fête foraine, demain soir...
 
- Suzanne, maman a eu une grosse journée, aujourd'hui. Apporte-moi quelque chose à boire qui soit frais, s'il te plaît.
 
Elles se fixèrent pendant une seconde, puis l'adolescente se dirigea lentement vers la cuisine d'un pas traînant.
Suzanne était le portrait craché de Liselle, sa mère. Les mêmes yeux, les mêmes cheveux... seulement le caractère était bien différent. Liselle était une femme assez fainéante, snob, elle était décoratrice d'intérieurs et gérait son propre magasin de décorations. Entre elles, il y avait toujours eu de la tension. Quand elle était petite, Liselle la fuyait comme la peste, évitant câlins, bisous et démonstrations affectives de sa fille. Et puis, Liselle n'avait que trente-six ans, ce qui supposait qu'elle avait eu Susanne assez jeune.
 
Beaucoup trop jeune.
 
Suzanne fêtait ses dix-huit ans demain, autant avoir une véritable conversation avec sa mère afin de comprendre la raison de cette froideur.
 
- Tiens... maman, grinça Suzanne alors qu'elle tendait une cannette de soda à Liselle.
 
Celle-ci lui jeta un bref regard, marmonna un petit « merci » et reporta son attention sur la télévision ce qui agaça, un peu plus, l'adolescente.
 
- Alors ? Crissa-t-elle en serrant le poing.
 
- Alors quoi ?
 
Elle le faisait exprès ou quoi ?
 
- Je peux y aller ?
 
- Où ?
 
C'était une blague, là !
 
- A la fête foraine ! Avec mes amies ! Demain soir... ?
 
 - Oh, tu es grande, maintenant. Tu peux te débrouiller... je pense.
 
- Merci...
 
La journée se termina donc ainsi. Suzanne restant dans sa chambre à se morfondre sur le comportement de cette mère indigne, tandis que Liselle restait dans sa pénombre, sans que ses lèvres n'esquissent même un sourire.
 
 
Le lendemain, quand l'adolescente descendit prendre son petit-déjeuner, elle fut agréablement surprise en découvrant un soleil éblouissant qui éclairait le ciel, sans nuage, quelle chance !
 
Ça y est. Aujourd'hui, elle était majeure, aujourd'hui, elle avait dix-huit ans ! Tant d'opportunités s'offraient à elle ! Maintenant, elle pouvait conduire une voiture, sa propre voiture ! Elle ne demanderait plus à ses parents la permission pour sortir ! Elle pouvait entrer dans une boîte de nuit, elle avait l'âge requis ! Ses parents lui faisaient confiance ! Elle pouvait faire du baby-sitting à mi-temps et avec l'argent qu'elle récolterait, elle achèterait ses propres achats !
 
La liberté prenait un autre sens.
 
Liselle entra soudainement dans la cuisine. Elle était déjà habillée, elle portait une robe sombre ample qui cachait son corps dont les motifs floraux étaient roses, blancs et jaunes. À son cou pendait un collier de perles miroitantes, ses cheveux blonds étaient retenus par une magnifique broche en forme de cygne, parsemée de diamants qui scintillaient comme des petits soleils. Elle n'était pas maquillée, Suzanne pouvait remarquer les cernes violâtres qui entouraient ses yeux. Elle était fatiguée, très fatiguée. Tant mieux, le dimanche était synonyme de repos, elle pourrait se somnoler comme elle le voudrait.
Liselle attrapa une tasse et prépara son café habituel, noir, sans sucre, ni lait. Un café sec et amer qui reflétait drôlement bien sa personnalité.
 
- Bonjour Suzanne, lança-t-elle une fois qu'elle eut but une gorgée de café.
 
- Bonjour M'man !
 
Liselle haussa un sourcil. Pourquoi sa fille était-elle de si bonne humeur ?
 
- Quelle belle journée ! Aujourd'hui, c'est spécial !
 
-... c'est dimanche.
 
Ce fut à Suzanne de hausser un sourcil. Soit sa mère le faisait exprès, soit elle avait véritablement oublié son... non ! Pas possible. C'était sa mère, après tout !
 
- Ah ! Je sais ! Vous préparez quelque chose de spécial avec papa pour ce soir ?
 
- Pas du tout.
 
- Oh ! C'est bon ! Brise la glace ! Je suis sûre que vous allez...
 
- Tu m'agaces, déjà.
 
Suzanne eut un mouvement de recul. Le ton employé par sa mère qui d'ordinaire était froid avait pris un courant glacé, une tournure méprisante.
 
- Mais... c'est... aujourd'hui, c'est mon... mon ann...
 
- Bon, tu me préviendras quand tu auras appris à formuler une phrase et placer les mots dans leur ordre respectif. Aller à l'école, c'est important, tu sais.
 
Et Liselle quitta la cuisine.
 
Suzanne ne put pas même ouvrir la bouche, son corps était figé par tant de méchanceté. Non ! Non ! Non ! Ce n'était pas possible ! Elle n'avait pas pu oublier son anniversaire ! C'était sa mère, elle ne pouvait louper cela. C'était sa mère, elle était sa fille.
 
Elle ne prit pas le temps de déjeuner. Elle monta lentement l'escalier comme une condamnée et, passant devant la chambre de ses parents, elle se stoppa net. Même si la porte était entrebâillée, on pouvait voir le somptueux bordel qui régnait dans la pièce. Le sol était jonché de documents et de papiers, une lampe de bureau avait été cassée et gisait à présent par terre, l'ampoule en morceaux, des vêtements s'entassaient dans un coin près du bureau d'acajou où les tiroirs qui étaient tirés au maximum laissaient voir un tas de paperasse désordonnée.
 
Suzanne pénétra discrètement dans la pièce. Il n'y avait personne. Sa mère devait surement être dans le salon en train de se reposer et son père partait souvent courir avec ses amis le dimanche matin. Elle jeta un regard circulaire dans la chambre, contemplant d'un bref coup d'½il le désordre, en évitant soigneusement les bouts de verre de l'ampoule. Suzanne savait que si elle se faisait prendre par Liselle en train de fouiller, elle regretterait d'être née ! Elle s'apprêtait à sortir, mais un document attira son attention. En gros et gras, trois lettres y étaient notées : IVG.
 
Soit, Interruption Volontaire de Grossesse.
 
Suzanne ne réfléchit pas une seconde. Elle attrapa le papier, le fourra dans la poche de son jean et sortit rapidement de la pièce, elle ne pouvait pas le lire maintenant, Alison avait promis de l'appeler d'un moment à l'autre.
 
 
Suzanne était allongée sur son lit, son téléphone avait sonné dès qu'elle avait regagné sa chambre.
 
- Yo ! Salua Alison. Comment tu vas ?
 
- Bien, merci.
 
L'adolescente resta un instant sans rien dire, attendant le fameux « Joyeux Anniversaire » qu'elle espérait tant.
 
- Quoi ? Demanda la demoiselle au bout de quelques secondes.
 
-... rien.
 
Il y avait quelque chose qui n'allait pas. Si Alison allait au centre commercial choisir son cadeau, pourquoi ne pas lui souhaiter son anniversaire ? Il y avait une chose qui ne collait pas, est-ce qu'Alison aurait oublié ? Non ! Pourquoi irait-elle au centre commercial, alors ?!
 
- Dis, pour le cadeau, tu préfères un parfum ou un collier... ?
 
- Fais comme tu le veux. J'm'en fiche...
 
- Oh ! Suzanne calme-toi ! Pourquoi tu es méchante d'un coup ? J'ai dit quelque chose de mal ? Tu voulais venir au centre commercial avec moi ?
 
Suzanne se foutait pas mal d'accompagner Alison faire les boutiques, elle voulait qu'on pense à elle, qu'une personne de son entourage lui souhaite son anniversaire ! Le cadeau, elle s'en fichait ! Elle voulait entendre des mots !
 
- On va à la fête foraine, ce soir, dit Alison.
 
Comme si ça allait régler quoique ce soit.
 
- Oui, si tu veux.
 
Suzanne était à bout. Elle quitta rapidement son amie et laissa le vide planer autour d'elle. On l'avait oublié ? Elle ? Elle qui était gentille avec tout le monde, qui aidait tous ceux qui avaient besoin d'aide, qui écoutait poliment ceux qui avaient des problèmes... et qu'est-ce qu'on lui rendait, au final ? Rien.
Elle attrapa le document IVG et commença une rédaction dans une atmosphère assez tendue. La lettre était une réponse positive qu'avait envoyée sa mère dans le but de savoir si elle pouvait avorter d'un enfant qu'elle portait. Et... la lettre avait été reçue neuf mois avant la naissance de Suzanne.
 
Ce qui voulait dire très clairement qu'elle n'avait pas été désirée.
 
La raison pour laquelle sa mère ne l'aimait pas.
 
 
- Eh... ça va ? Demanda Alison. Tu fais une drôle de tête ?
 
Ils s'étaient tous réunis à la fête foraine. Tous. Quand elle avait rejoint ses amis à l'entrée de la fête foraine, Sarah l'avait poliment salué. Suzanne l'avait ignoré, les nerfs à vifs, cette lettre IVG inondait son esprit... elle avait honte maintenant, Sarah était la fille la plus gentille, la plus aimable au monde. Elle s'en prenait à ses amies alors qu'elles n'avaient rien fait. Elle se sentait mal, elle avait envie de rentrer chez elle.
 
- Suzanne ? Insista Sarah en la prenant doucement par les épaules.
 
- Oui, pardon. Je vais bien.
 
Elle avait juste envie de fondre en larmes, de hurler à la mort et de vomir tous les sentiments négatifs qui lui lacéraient le c½ur, mais sinon elle allait bien.
 
- Ah... je voulais te parler au sujet de... enfin, je n'ai pas pu t'appeler aujourd'hui pour une raison personnelle, mais je voulais te dire que...
 
Suzanne darda ses prunelles vertes vers Sarah qui, gênée, tentait de s'expliquer.
 
- Je voulais te dire que...
 
- Oh ! S'écria Alison en se postant entre les deux amies. Sarah ! C'est pour toi !
Elle sortit de sa poche un pendentif en forme de c½ur et le tendit à Sarah avec un sourire épais de trente-deux dents.
 
- ... Eh ? C'est pour moi ?
 
- Bah, je voulais te faire un cadeau... on n'était pas trop copine avant et, maintenant, je voudrais officialiser notre véritable amitié. C'est pour toi. Je l'ai acheté au centre commercial, cet après-midi.
- Mais... je... non... tu ne peux pas m'offrir ça...
 
- On t'a jamais appris que refuser un cadeau de la part de quelqu'un c'était malpoli ? Si tu ne veux pas que...
 
- Alison, c'est l'anniversaire de Suzanne aujourd'hui.
 
Alison jeta un coup d'½il vers sa meilleure amie. Suzanne cachait de sa main sa figure et se retenait de toutes ses forces.
 
- Cerise sur le gâteau, murmura-t-elle la voix nouée. Ils ont tous oublié... sauf toi Sarah.
 
La concernée baissa les yeux.
 
- Je croyais que les autres te l'avaient souhaité... j'y ai pensé toute la journée, mais j'ai eu des problèmes personnelles et t'appeler était...
 
- Tu n'as pas besoin de te justifier, tu y as pensé, c'est vraiment le plus important. Je me sens trahie, vous savez.
 
- Suzanne... je ne savais pas...
 
- Alison ! Comment as-tu pu ! C'est mon anniversaire aujourd'hui ! Ne suis-je pas ta meilleure amie ?! Et toi, tu oublies ?!
 
Alison détourna vivement la tête dans l'autre sens. Ignorant le reproche de sa copine.
 
- Je... je rentre.
 
En voulant tourner les talons, Suzanne tomba nez à nez avec ses parents. Son père regardait le sol, ne voulant pas affronter sa fille ; Liselle, au contraire, son regard.  Il n'y avait aucune trace de remords sur son visage, elle était toujours aussi impassible et neutre.
 
- J'imagine que vous avez tout entendu ? Siffla Suzanne en croisant les bras.
 
- Nous voulions passer un peu de temps, tous les deux, avec ta mère, nous sommes venus ici... et comme nous t'avons vu... nous t'avons rejoint et...
 
- Vous pensez que c'est une excuse ? Vous pensez que ça va régler quelque chose ? Ah ! Au fait, maman, il faudrait peut-être que tu apprennes à ranger ton bordel ! On peut trouver des choses très intéressantes dans tes papiers.
 
Suzanne sortit la feuille IVG de sa poche. En le voyant, Liselle hocha la tête, mais elle resta magnifiquement neutre.
 
- Quel joyeux cadeau d'anniversaire ! Sanglota l'adolescente en jetant le document à la figure de sa mère.
 
Après cette altercation, Suzanne s'était enfuie de la fête. Elle avait couru comme une dingue jusqu'à ce qu'elle soit assez loin, qu'elle se sente en sécurité et seule. Elle se trouvait à présent dans un parc, assise sur un banc, les genoux repliés contre elle-même, de fines larmes coulaient sur ses joues rebondies.
 
- Quand j'avais ton âge, je suis tombée enceinte de toi.
 
Suzanne sursauta violemment, comment sa mère avait-elle pu la suivre ? Elle avait couru si vite...  Liselle s'assit à côté d'elle en poussant un soupir. L'adolescente ne fit rien, elle regarda sa mère longuement, tandis qu'elle fixait droit devant elle, la mine perdue.
 
- Tes grands-parents m'ont foutus dehors dès qu'ils ont su que j'allais être maman. J'avais deux possibilités, soit j'avortais et je revenais vivre avec eux, soit je te gardais et, là, je ne revenais pas à la maison. J'avais immédiatement opté pour la première décision et quand j'ai reçu la réponse du laboratoire et que je l'ai montré à ma mère, elle est redevenue aussi gentille et chaleureuse qu'un agneau... ça m'avait dégoûté. Elle m'avait humilié en me jetant et maintenant, elle redevenait une personne censée avec des sentiments humains, elle qui n'avait jamais été gentille avec moi...
 
Suzanne écoutait silencieusement, elle comprenait petit à petit la froideur de Liselle, l'enfer qu'elle avait vécu lors de son adolescence, le manque d'amour et de soutien qu'un parent doit donner à son enfant.
 
- J'ai donc choisis de te garder. Parce que tu étais mon bébé, à moi, un petit être que j'allais pouvoir aimer et câliner autant que je le voudrais. J'aimais ton père, je t'aimais toi, il n'y avait aucune raison que j'avorte.
 
Elle essuya une fine larme qui menaçait de sortir de son ½il.
 
- Ce matin, je cherchais cette feuille... je voulais la détruire. Elle me faisait penser à mon passé...
 
Suzanne comprit alors, Liselle n'avait pas trouvé le papier, elle avait cherché, mais en vain.
 
- Je n'ai pas oublié ton anniversaire Suzanne. Ton père non plus. Je ne peux pas t'oublier, tu es ma fille et je t'aime... c'est juste que... quand j'avais dix-huit ans, ma vie a basculé. J'ai souffert, oui, mais j'ai connu un immense bonheur en te voyant naître... même si j'étais craintive quand tu essayais de m'embrasser... je ne réalisais pas que ma vie avait véritablement changée. Et aujourd'hui, je suis heureuse en te voyant vivre, mener ta vie à ta façon et tracer ton chemin.
 
Liselle se leva, se planta devant sa fille et se mettant à sa hauteur, elle décrocha la broche qui retenait ses cheveux et orna ceux de sa fille.
 
- Je ne savais pas... tu aurais dû tout me dire, on aurait surmonté ça ensemble... Maman, maman merci.
 
Suzanne entoura, de ses bras, le cou de sa mère et la serra contre elle. Liselle esquissa un sourire, un sourire qui n'était plus apparu depuis dix-huit ans déjà. Elle déposa sa tête sur les cheveux de sa fille et ferma les yeux, savourant cette nouvelle ère de paix.
 
- Joyeux anniversaire, Suzanne. Maman t'aime tellement.
 
 
OS en commun avec Booky.

Ne t'avise plus jamais d'oublier mon anniversaire,
Tu ne sais pas la douleur que je peux ressentir quand tu me négliges comme cela.
Promets-moi,
Never Forget.

*~♥♡♥★☆♡♥~*

Ma pauvre Booky. La prochaine fois, si tu veux continuer à écrire des OS en communs avec moi (...), c'est toi qui trouveras l'idée... tu vois que je suis mauvaise dans ces choses-là et tu as l'esprit plus inventif que moi !

...

Je suis désolée.

Bonne lecture !


Eh ! N'oublie pas de lire la version de Booky, cliquez ici.



POIRE~CHAN
LITTLEPEAR
BABOU

Tags : Booky

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Comments :

  • Vivi-Coeur-de-Lion

    04/03/2018

    Je voulais voir si mon commentaire c'est validé et je viens de remarquer que vous, ... euh, non ... tu as un commentaire de Melinda, elle s'est retrouvée sur ce blog là = http://Venbrecmi.skyrock.com/

  • Vivi-Coeur-de-Lion

    04/03/2018

    Bonsoir !

    Je lirais ton premier texte avec grand plaisir et je te donnerai mon opinion si tu le souhaites. J'espère que tu réussiras ce concours !
    À plus !

    Et arrête de me vouvoyer x) ! J'suis jeune, j'ai 17 piges, j'ai encore une looongue vie devant moi !
    See you ~

    Salut de Vivi, c½ur de lion.
    Je vous ... euh, te pris de m'excuser, j'essaye pourtant de faire attention quand je m'exprime mais ce n'est pas facile de la modifier surtout qu'en dehors de mes parents je vouvoie les autres. Mercie de la visite et bonne lecture.

  • Melinda-x-Camelia

    04/01/2018

    Salut, c'est Melinda ♥
    Les textes sont plaisant à lire, j'adore ! ^^

  • Vivi-Coeur-de-Lion

    01/01/2018

    Salut ! Ce message, je vous l'envoi pour vous souhaiter une bonne année 2018 ! Par ma présence, je veux aussi vous informer qu'avec le déménagement de cette semaine, je ne pourrais vous répondre que lorsque je serais installée dans mon nouveau foyer mais durant ce mois de janvier, j'ai programmé quelques articles les mercredis en fin de soirée. Voilà ce que je voulais vous dire et "promis", la prochaine fois, je vous tutoierais.
    Bisous de Vivi, C½ur de Lion

  • Mei-chan-Melanie

    24/07/2017

    BABOU, c'est votre euh, ton nom ou ton surnom ?!

  • Mei-chan-Melanie

    24/07/2017

    Très joli ce nouveau texte ♥

  • Puissance-Sakura

    24/07/2017

    J'aime bien ton style d'écriture ♥ et je t'ai taguée comme tu ne sais pas si t'aimes ou non ?! C'est l'occasion de savoir, hein ! ♥

  • Puissance-Sakura

    24/07/2017

    Mercie pour la précision♥

  • Puissance-Sakura

    24/07/2017

    J'ai corrigée la réponse ou je me suis gourrée.

  • Puissance-Sakura

    24/07/2017

    Oui ♥ de ta fiction, je veux être avertie.

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